Les grands-parents peuvent-ils obtenir un droit de visite malgré l’opposition des parents ?

Les grands-parents peuvent-ils obtenir un droit de visite malgré l’opposition des parents ?

Publié le : 14/04/2026 14 avril avr. 04 2026

Les relations entre un enfant et ses grands-parents occupent une place particulière dans la sphère familiale. Pourtant, ces liens peuvent parfois être fragilisés, voire rompus, notamment en cas de conflit avec les parents.

Dans ce contexte, une question essentielle se pose : les grands-parents peuvent-ils faire valoir un droit de visite malgré l’opposition des parents ? Le droit français apporte une réponse nuancée, centrée avant tout sur l’intérêt de l’enfant.

 

Le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses grands-parents consacré par le Code civil


L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses grands-parents, que ses parents soient séparés ou non.

L’article 371-4 alinéa 1 du Code civil est clair : « L'enfant a le droit d'entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l'intérêt de l'enfant peut faire obstacle à l'exercice de ce droit. »
 

Comment entretenir des relations personnelles avec ses grands-parents ?


L’entretien des relations personnelles s’effectue par le biais d’un droit de visite et d’hébergement.

Ce droit de visite et d’hébergement peut avoir lieu un week-end par mois, tous les deux mois, pendant les vacances… Il est envisageable de prévoir un droit de visite un dimanche par mois, par exemple.

Il existe aussi un droit de correspondance, par téléphone ou par visioconférence.

Il est possible de recourir à des espaces de rencontres prévus à cet effet pour que le droit de visite s’effectue dans un endroit neutre.

Les modalités doivent être fixées en fonction de l’âge de l’enfant, de la distance géographique, de la qualité des relations et du contexte familial.
 

Les parents peuvent-ils s’opposer à ce droit ?


Les parents disposent de l’autorité parentale, ce qui signifie qu’ils peuvent encadrer les relations et les échanges entre l’enfant et les grands-parents.

Si les parents estiment que le droit de visite est contraire à l’intérêt de l’enfant, ils peuvent s’opposer ou demander la limitation des liens avec les grands-parents.

En cas de désaccord persistant entre parents et grands-parents et en cas d’échec de la médiation familiale, c’est le juge aux affaires familiales (JAF) qui tranchera.

La procédure devient alors contentieuse et il est nécessaire de se faire accompagner par un avocat spécialisé en droit de la famille. Les grands-parents devront démontrer que le maintien des relations est conforme à l’intérêt de l’enfant.
 

L’enfant est-il entendu par le juge ?


L’enfant capable de discernement peut demander à être entendu par le juge.

En appréciant la situation familiale et l’intérêt de l’enfant, le JAF décidera d’autoriser ou non les relations et dans les conditions qu’il déterminera.
 

Quelles sanctions si les parents ne respectent pas le droit de visite ?


Si malgré un accord amiable homologué par le juge ou une décision de justice, les parents ne respectent pas le droit de visite et d’hébergement prévu, une plainte pour non-représentation d’enfant peut être déposée, qui est une infraction pénale.

Dans des situations aussi complexes juridiquement qu’émotionnellement, il convient de se faire accompagner par un avocat spécialisé en la matière, qui permettra de surmonter ces étapes un peu plus sereinement, en vous conseillant et en vous représentant devant les juridictions compétentes.
 

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